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Unité dans la Dualité – Rapport Tendrel – 4. Présentation des orateurs et de leurs exposés: Page 2 of 2

EXPOSÉS :
Lene Handberg
S.T.R., psychothérapeute, elle a étudié la psychologie et la tibétologie à l’Université de Copenhague. En outre, elle a étudié la psychologie / psychothérapie analytique et la bioénergie. Elle a travaillé avec Ronald D. Laing. Elle détient le grade de Semrig Thablam Rabjam (S.T.R., maîtrise de philosophie / psychologie, développement personnel et psychothérapie Unité dans la Dualité). Avec Tarab Tulku XI, elle a développé le développement personnel UNITÉ DANS LA DUALITÉ et le cadre d’une psychothérapie indo-tibétaine. Lene Handberg assiste Tarab Tulku XI pour l’enseignement du programme UNITÉ DANS LA DUALITÉ dont elle est directrice de l’enseignement et principale thérapeute. Elle a donné des ateliers en Europe, en Australie et aux USA et elle a un cabinet de psychothérapie au Danemark.

Implications de « Unité dans la Dualité » à l’Intérieur du Développement Personnel
Selon la vue Unité dans la Dualité, il y a une inséparabilité de base entre le corps et l’esprit, le sujet et l’objet, ainsi qu’entre l’énergie et la matière. Sur la base de ces interrelations, nos différents types de capacités perceptives / cognitives ont chacune leur propre champ perceptif / cognitif, ce qui implique que ces capacités donnent accès  la réalité de différentes façons complémentaires. Cependant, dans la culture moderne, le champ cognitif sujet-objet a tendance à dominer et ainsi à bloquer les autres façons d’accéder à la réalité et nous examinerons de plus près ce que cela implique. La compréhension des distinctions claires ainsi que des dynamiques entre les champs de perception / cognition conceptuel, ressenti et imaginal met en évidence le cœur autour duquel notre réalité se développe et nous ouvre en même temps les moyens de transformation dans le cadre du développement personnel.


Rupert Sheldrake
est un biologiste et un auteur. Il a étudié les sciences naturelles à l’Université de Cambridge et la philosophie à Harvard. Il obtint un doctorat en philosophie (Ph. D.) en biochimie à Cambridge et était membre du Clare College à l’Université de Cambridge où il était directeur d’études en biochimie et biologie cellulaire. En tant que chercheur à la Société Royale, il poursuivit des recherches à Cambridge sur le développement des plantes et le vieillissement cellulaire. De 1974 à 1978, il fut le Physiologiste végétal principal à l’Institut de recherches sur les cultures pour les zones tropicales semi-arides (ICRISAT) à Hyderabad, en Inde où il travailla sur la physiologie des cultures de légumineuses tropicales. Il demeure Physiologiste Consultant jusqu’en 1985. Il vécut un an et demi à l’ashram de Fr Bede Griffiths en Inde du sud où il écrivit ‘Une nouvelle Science de la Vie » (Blond and Briggs, 1981). Il est aussi l ‘auteur de « Présence du passé » (Collins 1988), « La Renaissance de la Nature » (Century, 1990), « Sept expériences qui pourraient changer le Monde » (Fourth Estate, 1994) et, avec Ralph Abraham et Terence McKenna, « Trialogues aux confins de l’Occident » (Bear and Co., 1992) et « L’esprit évolutionniste » (Dakota Press, Santa Cruz). Il est le co-auteur de deux livres avec Matthew Fox : « Grace naturelles : dialogues sur la science et la spiritualité » (Bloomsburry, 1996) et « La physique des anges » (Harper, 1996). Son livre le plus récent : « Les chiens qui savent quand leur maître rentre » (Hutchinson, 1999) est un bestseller et a été élu « Livre scientifique de l’année » par le Réseau britannique scientifique et médical. Il est actuellement membre de l’Institut des sciences noétiques à San Francisco. Il est marié, a deux enfants et vit à Londres.

Unité dans la Dualité et Nature
La science a progressivement révélé une étonnante interconnexion entre les choses, commençant avec le principe de gravitation de Newton, par lequel tous les corps dans l’univers influencent tous les autres. Par le développement de la théorie des champs, de la théorie évolutionniste, de la physique quantique, de la théorie de Gaïa et de la cosmologie moderne, de nouveaux principes d’interconnexion ont été reconnus à tous les niveaux de la nature, ce qui semble lier entre eux différents systèmes en un tout plus large. De plus, une révolution est actuellement en cours qui révèle des liens auparavant inconnus entre les domaines du subjectif et de l’objectif. Les consciences peuvent ne pas être confinées à l’intérieur des cerveaux mais au contraire s’étendre dans le monde autour d’elles et également relier le présent au passé. Les dualités apparentes sont incrustées dans des unités plus élevées à tous les niveaux de la nature.


Hans-Peter Dürr
est né à Stuttgart en 1929. Il obtint sa Maîtrise de physique à l’Université de Stuttgart en 1953 et son Ph. D. en physique en 1956 à l’Université de Californie à Berkeley sous Edward Teller. Il collabora à l’Université de Munich en 1962. De 1958 à 1976, il fut l’assistant de recherche de Werner Heisenberg. En 1962 il fut professeur invité des Universités de Californie et de Madras. En 1963, il devint chercheur à l’Institut Max Planck de physique et d’astrophysique. En 1969, il devint professeur temporaire à l’Université de Munich. De 1978 à 1980, il fut directeur de l’Institut Max Planck de physique et d’astrophysique et de l’Institut Werner Heisenberg de physique les années 1971, 1978 à 1980, 1987 à 1992. Il fut directeur général adjoint de l’Institut Max Planck (Institut Heisenberg) les années 1972 à 1977, 1981 à 1986 et 1993 à 1995. Il prit sa retraite en 1997.
Domaines de recherche : physique nucléaire, physique des particules élémentaires, gravitation et épistémologie (plus de 100 publications) ainsi que les questions de politique sociale concernant la responsabilité des scientifiques, le désarmement et la paix, l’énergie, l’écologie et l’économie, le développement et la justice (plus de 200 publications).

D’après la compréhension de la physique moderne (physique quantique), la réalité n’est fondamentalement plus la réalité familière que nous pouvons « toucher » et comprendre, mais une réalité différente et plus ouverte : c’est une « Gestalt » immatérielle globale, pure interconnexion, inséparable potentialité, comparable à la sphère mentale. Elle correspond à un processus d’action holistique et unifié, une continuelle production et cessation portant en elle la possibilité d’expression dualiste complémentaire et de différentiation énergétique et matérielle plus avancée. Le monde n’est plus compréhensible ontologiquement. Son déploiement dans le temps ne suit plus des lois strictement déterminées mais plutôt certaines tendances (« attentes ») caractérisées par des probabilités de réalisation potentielle qui, sur un plan statistique, nous conduit à notre idée habituelle du monde comme une réalité objectivable, gouvernée par des lois strictes.


Jean Shinoda Bolen
Docteur en médecine, est une analyste Jungienne, psychiatre, conférencière et directrice d’ateliers internationalement connue. Professeur de psychiatrie clinique au Centre Médical de l’Université de Californie à San Francisco et auteur des bestsellers « Chaque femme est une déesse », « Le Tao de la psychologie », « Traversée pour Avalon », « L’anneau de pouvoir », « Indécence » et « Le millionième cercle ». Son dernier livre : « Les femmes âgées sont des déesses » fut publié en mars 2001. Elle a été l’avocate des femmes, des problèmes des femmes et de l’éthique en psychiatrie, membre de le Fondation Ms pour les femmes.

Les aspects Psycho-spirituels d’Unité dans la Dualité
Certains moments imprègnent nos vies de mystère et de sens. Ce sont les expériences inexplicables pendant lesquels les mondes visible et invisible se chevauchent. C’est l’intersection du temps et du non-temps, exprimé par la métaphore et la poésie. Ce sont des perceptions de l’âme, subjectivement signifiantes, perçues par le cœur. Elles nous donnent des aperçus de la divinité en nous-mêmes et l’univers, elles sont la base de la perception d’une unité sous-jacente et d’une communication après la mort. On les appelle les expériences synchroniques, psychiques ou mystiques. C’est là que se trouvent les aspects psycho-spirituels d’Unité dans la Dualité.


Candace B. Pert
fut récompensée par une distinction lors de son Ph. D. en pharmacologie en 1974 à l’école de médecine de l’Université Johns Hopkins, Baltimore, Maryland. Elle avait auparavant achevé ses études de premier cycle en biologie, avec félicitations, en 1970 au collège Bryn Mawr à Bryn Mawr en Pennsylvanie. Le Docteur Pert a dirigé une association de diplômés de l’Institut national de la santé (NIH) avec le département de pharmacologie à l’école de médecine de l’Université Johns Hopkins en 1974 et 1975. Après 1975, le Docteur Pert à tenu divers postes de chercheur à l’Institut national de la santé et, jusqu’à 1978, fut chef de la section biochimie du cerveau de la branche neurosciences cliniques du NIMH. Elle fonda ensuite et dirigea un laboratoire privé de biotechnologie. Aujourd’hui, le Docteur Pert détient un professorat de recherche au département de physiologie et de biophysique à l’école de médecine de l’Université Georgetown à Washington, D.C. Le Dr Pert est une pharmacologue internationalement reconnue qui a publié plus de 250 articles sur les peptides et leurs récepteurs et le rôle des neuropeptides dans le système immunitaire. Ses premiers travaux de chercheur ont permis la découverte des récepteurs aux opiacés et les actions de ces récepteurs. Elle a une réputation internationale dans le champ des neuropeptides et de la pharmacologie des récepteurs, ainsi que dans la neuro-anatomie chimique. Le Dr Pert a également tenu des conférences dans le monde entier sur ces sujets et sur d’autres, incluant ses théories sur les émotions et sur la communication corps-esprit. Son livre récent et populaire : « Les molécules de l’émotion, pourquoi vous ressentez ce que vous ressentez » (Scribner, 1997) expose ses recherches et ses théories. Elle détient de nombreux brevets pour des peptides modifiés dans le traitement du psoriasis, la maladie d’Alzheimer, le syndrome de fatigue chronique, les accidents vasculaires et les traumatismes crâniens. L’un d’eux, le peptide T, est actuellement en essai de phase II aux USA pour le traitement du Sida et du neuroSida.

Les Molécules de l’Emotion
Le cerveau, les glandes, le système immunitaire, le tractus gastro-intestinal, etc. contiennent au moins deux cents « neuropeptides », « hormones » ou « immunopeptides » dont certains, comme les endorphines – la propre morphine du cerveau et du corps – sont identiques par leur structure chimique mais sont classés en différentes catégories selon l’endroit ou ils ont été d’abord découverts et décrits. Ils communiquent à distance par les récepteurs de surface cellulaires formant un « réseau psychosomatique » à travers le corps-esprit. Sur la base de leur schéma de distribution dans le cerveau, leur distribution phylogénétique connue et d’autres faits, nous avons développé une théorie des émotions qui suggère que le corps est l’esprit subconscient. Cette théorie holistique, qui a de profondes implications sur les aspects psychosomatiques des maladies propose des explications scientifiques sur les guérisons inattendues de maladies mortelles et procure un raisonnement scientifique à plusieurs thérapies « alternatives » et thérapies corps-esprit qui sera discuté avec l’auditoire.


Humberto Maturana Romesin
biologiste. A effectué des recherches en neuro-anatomie, neurobiologie et évolution biologique. Il s’est intéressé à la reconnaissance de la perception et de la cognition comme phénomènes biologiques. Son travail l’a amené a développer ce qu’il appelle « La biologie de la cognition et la biologie de l’amour ». Pendant les deux dernières années, il a développé avec Ximena Davila Yanez ce qu’ils appellent « la matrice biologique de l’existence humaine ». Elle est définie comme une expression de la compréhension de l’interaction de la « biologie de la cognition » et de la « biologie de l’amour » dans la constitution et la conservation de l’humanité. Il a également créé avec Ximena Davila Yanez l’ « Instituto Matriztico » pour l’enseignement de cette compréhension.

Dualité, l’Origine de l’Unité
Unité et Dualité sont des distinctions que nous, êtres humains, créons dans notre domaine d’action. En même temps, la dualité et l’unité sont des distinctions que nous faisons dans notre domaine d’expériences.  Ceci a des conséquences dans nos vies spirituelles en nous ouvrant un chemin qui peut conduire soit au bien-être, soit à la souffrance, selon comment nous le vivons. Nous créons la souffrance dans nos vies et dans les vies des autres lorsque nous vivons les dualités comme des oppositions. Dans cet exposé, j’ai l’intention de montrer que le chemin qui nous libère de la souffrance est le chemin de la vie en unité d’esprit et d’action, de la vie dans le présent, en abandonnant l’attachement aux certitudes – voici ce qu’est la « biologie de l’amour ».


Trinh Xuan Thuan
est natif de Hanoï, Vietnam. Il obtint son baccalauréat scientifique en physique au California Institute of Technologie (Caltech) en 1970 et son Ph. D. en astrophysique à la Princeton University en 1974. Depuis 1976, il a été professeur d’astronomie à l’Université de Virginie. Il s’est spécialisée dans l’étude des systèmes galactiques au delà de la Voie Lactée et a écrit près de 200 articles sur la formation des éléments du Big Bang et la formation et l’évolution des galaxies. Il a écrit plusieurs ouvrages de vulgarisation qui sont traduits en 15 langues et son des bestsellers en France, particulièrement « La mélodie secrète », « La naissance de l’Univers » et « Chaos et harmonie ». Dans ces livres, il discute les profonds changements dans la vision du monde apportés par les découvertes scientifiques modernes. Son dernier livre, « Le quantum et le Lotus », écrit en coopération avec le moine bouddhiste français Matthieu Ricard, également bestseller en France, a été traduit en 10 langues. Le Professeur Thuan y explore les nombreuses connexions remarquables entre les anciens enseignements du Bouddhisme et les découvertes de la science moderne.

Science et Bouddhisme : rencontre des esprits
L’Univers a-t-il eu un commencement ? Ou notre univers n’est-il qu’un parmi une série infinie d’univers, sans commencement ni fin ? L’étonnante précision de cet univers, qui a produit juste les bonnes conditions pour que la vie et la conscience se développent est-elle un signe qu’un « principe de création » est à l’œuvre, ou cette précision n’est-elle qu’une conséquence de l’interdépendance ? Comment l’interprétation radicale de la réalité proposée par la physique quantique est-elle conforme au, ou au contraire différente du concept bouddhiste de réalité ? Je vais faire valoir les connexions remarquables entre ces deux façons très différentes d’explorer la réalité. Je vais noter que certaines vues bouddhistes sont similaires de façon frappante à la théorie physique moderne sur la mécanique quantique et la relativité. La science et le bouddhisme sont tous deux des fenêtres qui nous permettent d’observer la Réalité. Ils se complètent l’un l’autre plus qu’ils ne s’opposent.


Gerhard Fasching
né en 1933 à Vienne. De 1970 jusqu’à sa retraite cette année, il fut Professeur titulaire et Président de l’Institut à l’Université technique de Vienne. Il fait des conférences sur la structure et les caractéristiques de la matière et sur des questions épistémologiques. Un de ses objectifs principaux est de développer un mode de pensée qui conduit à un pluralisme de réalités. Notre compréhension monoculturelle de la réalité a déjà négligé de nombreuses réalités de notre propre culture et d’autres et les a ainsi perdues. Notre vision du monde humaniste a besoin de fondations plus larges. En tant que scientifique de la nature et technicien, il s’est montré très critique de la façon insouciante et négligente de traiter la nature depuis de nombreuses années.

Le Kaléidoscope des Réalités et l’Unité Transcendante
Le point de vue d’un scientifique de la nature est celui où on parle d’abord de la compréhension contemporaine de la réalité et de la science. Puis, la question de savoir si la science de la nature est une réalité « fiable » est examinée en vue de lui attribuer un « Certificat de priorité ». La réponse à cette question cependant, est étonnante, tout au moins du point de vue de notre compréhension de la science. La réalité des sciences de la nature est, pour être précis, dans un certain sens juste une « illusion préjudiciable spécifique ». Nous découvrons que nous n’avons pas affaire qu’à une seule réalité et il en résulte un pluralisme de réalités. La façon de penser des sciences de la nature est surtout un mode de pensée parmi de nombreux autres. Le concept d’ « Unité dans la Dualité » trouvera toute sa clarté sur la base de la discussion à l’intérieur des sciences naturelles sur la séparation du sujet et de l’objet. La création de la réalité sera explicitement démontrée au moyen d’exemples de phénomènes tels qu’ils sont vus par la science naturelle.


Marit Rullmann
M.A.phil., reçut une formation de marchand de livres et travailla pour des bibliothèques d’état et municipales pendant des années. Après avoir achevé ses études de philosophie et d’allemand moderne à l’Université de la Ruhr à Bochum, elle est Directeur de projet à l’Agenda 21 local, conférencière universitaire et philosophe et auteur indépendante. Elle gère des « Cafés philosophiques » depuis 1989. Elle a publié divers travaux dont deux volume d’érudition populaire : « Philosophinnen. Von der Antike bis zur Aufklärung » (1993) et « Von der Romantik bis zur Moderne » (1995). Les deux volumes eurent un succès inattendu de la part des critiques et du public et de nombreux exposés et conférences s’ensuivirent. Son dernier livre : « Frauen denken anders. Philo-Sophias 1x1 » (avec Werner Schiegel) fut publié par Suhrkamp Verlag en décembre 2000.

Les femmes Pensent Autrement – contre le dualisme de la pensée masculine
La philosophie occidentale est d’abord caractérisée par une pensée hiérarchisée : le sujet contre l’objet, l’esprit contre la matière, l’actif contre le passif, l’homme contre la femme. Ceci et d’autres dichotomies forment la base de la conceptualisation occidentale depuis Aristote. Au lieu d’une corrélation, les relations figées déterminent notre pensée et nos actions jusqu’à présent. Ceci conduit à une dévalorisation et à une exploitation de la nature et des femmes (vues comme étant opposées à la culture et aux hommes), avec toutes leurs conséquences bien connues, ainsi qu’à une séparation entre l’esprit « supérieur » et le corps « inférieur ». Ceci conduit à l’élaboration de théories abstraites qui ont peu ou rien à voir avec notre vie quotidienne. Les philosophes féminines ont déjà critiqué cela depuis longtemps. La majorité d’entre elles rejette cette séparation typiquement patriarcale entre la théorie et la vie. Au lieu « d’idées hors du temps », elles proposent des façons de vivre holistiques.