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Proximité à Soi – Ouverture au Monde

L’amour et la compassion sont liés à la capacité d’être ouvert à soi et aux autres. Etre ouvert implique faire un espace intérieur pour avoir l’expérience de ce qui « est » vraiment, sans projeter. La vision que nous avons des autres dépend de la relation que nous établissons avec nous-mêmes. Au delà du corps, des pensées, du langage et des émotions, il existe un niveau d’être qui implique le ressenti de l’existence sans nécessiter d’autre support que soi-même. Etablis dans notre état naturel d’être, sans avoir besoin du soutien des autres, nous nous sentons forts en nous-mêmes et pouvons nous permettre de donner de l’espace à l’expérience naturelle de nous-mêmes et des autres, ce qui, en retour, diminue nos projections.


Dans la vie de tous les jours, l’amour-compassion est lié à la capacité d’être ouvert à soi et aux autres. Si nous nous fermons à nous-mêmes, nous ne nous relions pas au monde d’une façon harmonieuse. Etre ouvert signifie, à un niveau psychologique comme à un niveau énergétique, créer une espace intérieur pour faire l’expérience de ce qui est vraiment, sans projection d’attentes et d’idées préconçues. Dans cet état d’ouverture, les aspects positifs et négatifs ne sont pas perçus comme contradictoires, ils coexistent naturellement.

Dans la tradition indo-tibétaine, il est primordial de nous connaître nous-mêmes en pénétrant dans notre nature profonde en vue de nous relier, à partir d’elle, à la nature profonde de l’Autre et du monde au sens large. C’est ainsi que la vision que nous avons de l’Autre dépend de la relation que nous établissons avec nous-mêmes.

Au delà du corps, des pensées, du langage et des émotions, il existe un niveau d’être qui implique la sensation d’exister sans l’aide d’aucun soutien autre que soi-même. C’est depuis ce niveau fondamental d’être que nous devons contacter l’Autre. Ainsi établis dans notre état naturel d’être, sans avoir besoin du soutien des autres, nous nous sentons forts en nous-mêmes et pouvons donc donner l’espace nécessaire à l’expérience naturelle de soi et des autres qui entraîne en retour une diminution des projections en lien avec le monde extérieur. Cette attitude d’ouverture est corrélée à la première étape de l’amour-compassion.